
Et
puis vint le troisième et dernier.
Comme
la cerise sur le gâteau, l’ultime cadeau de la vie.
Autant
la naissance de Maxime et d’Elise avait été prévue
et programmée, autant celle-ci a été comme une
surprise. Dès la naissance de Maxime, on parlait déjà
au pluriel de lui et de sa future petite soeur ou futur petit frère.
Je ne l’imaginais pas une seconde restant fils unique.
Avec
eux deux, on était comblés, tout était pour le
mieux dans le meilleur des mondes. Une phrase nous avait marqués
dans un livre de Stephen King, une famille avec deux enfants, un
garçon et une fille, et cette phrase disait : « ma
femme avait son amour, j’avais le mien ». On aurait donc
pu en rester là, mais avant qu’il ne soit trop tard, la
venue de Fabien s’est ancrée dans nos esprits… surtout le
mien dois-je avouer.
Les
grands étaient déjà presque grands lorsqu’il
est né : huit ans et cinq ans. On aurait pu se croire blasés,
sachant tout des bébés, il n’en était rien !
Grossesse
assez difficile, comme pour Elise. J’ai du rester un certain temps
immobilisée, j’ai même fait un séjour à
la maternité sous perfusion. Souvenir pas très
agréable, mon amour était débordé par les
deux grands à garder, par les soucis…
Et
un beau soir, perte des eaux. Comme l’a raconté Elise à
sa marraine qui les a gardés tandis que nous partions vers la
clinique : maman a perdu les os ! Tout aussi rapidement que pour
Elise, Fabien est né. J’avais prévenu la sage-femme
en arrivant qui a pris son air blasé, l'air de
Madame-qui-sait-tout-et-à-qui-on-ne-va-pas-la-faire.
N’empêche, je l’ai quand même surprise quand venant
relever le résultat du monitoring au bout d’une demie-heure,
elle a vu la tête de Fabien qui se pointait !
Alors
pour en revenir au portrait de mon petit soleil, je dirais qu’il
n’a rien de pareil aux autres : blondinet tout autant qu’ils sont
mats et foncés de cheveux, il ressemble beaucoup à mon
beau-frère et ne tient rien de mon physique.
On
a profité de sa petite enfance encore davantage que celle des
grands, on était libérés de l'inexpérience
des premiers et des périodes pas toujours roses durant les
premières années d'Elise.
C’est
le petit roi de la maison, tout le monde le protège, le
bichonne. Il apprend tout très vite, histoire de rattraper les
grands auxquels il veut toujours se comparer. Si on parle de quelque
chose, d’un spectacle ou autre, sa première question est “et
moi, je pourrai venir avec vous ?”. Les deux grands sont allés
à la sieste, lui, pour diverses raisons, a été
gardé par une assistante maternelle. Elle est tombée
sous le charme elle aussi. Aujourd’hui encore, il lui arrive de me
le réclamer, ce qui fait autant plaisir à l’un qu’à
l’autre.
L’air
de rien, il observe tout et retient tout. Il adore par-dessus tout
les chiffres et les nombres, il compte tout ce qu’il voit. C’est
mon poète, celui qui aime les fleurs, et les étoiles.
Il parle étonamment bien, adore jouer à l’ordinateur,
et aime par-dessus tout qu’on lui lise des histoires.
C’est
un charmeur qui sait se mettre les gens dans la poche, il continue à
l’école où il est devenu le chouchou. Et où on
l’a surnommé “Petite Pomme”.
La
plupart du temps, il est sage comme une image, est capable de tenir
des heures tranquille.
C’est une marmotte,
il adore dormir, bien plus que manger. Ca c’est notre gros souci,
il a été opéré des amygdales pour cette
raison, elles étaient énormes et l’empêchaient
quasiment de manger. A présent, ça va un peu mieux,
mais il conserve quand même un appétit d’oiseau.
Ses
mots d’enfant nous ravissent, il est espiègle et adore faire
des “vaaaaagues” comme il dit pour qualifier ses blagues.
Il
est relativement agile, mais paresseux pour pédaler par
exemple. C’est plutot un “intellectuel” qu’un sportif !
Il
est câlin et doux. Parfois il est très raisonnable,
presque trop…. Il se donne tout seul des limites et des
instructions, citant des arguments auxquels on n’aurait peut etre
même pas pensé !
Mais
sa raison ne va pas jusqu’à se limiter en bonbons, ceux
qu’il préfère : les smarties sous toutes leurs
formes, y compris en glace !
Sa
couleur préférée : le jaune, sans aucune
hésitation, celle du petit soleil
qu’il est !