Des mots pour l'écrire...

Le temps qui passe

 

 

Trop vite, inéluctablement !

Le vendredi soir, on a la tête pleine de tous les projets du week-end, tout ce qu'on aimerait faire, et surtout les choses agréables, les mots que j'ai envie d'aligner, les thèmes d'art postal que j'aimerais réaliser, le film que j'aimerais voir ou revoir, le livre que j'ai hâte de terminer. mais c'est oublier toutes ces corvées qui vont ronger les minutes et les heures, toutes ces choses obligatoires, pesantes. Elles ne laissent ensuite place qu'à des miettes de temps libre, trop courtes pour entreprendre quoi que ce soit, alors le net m'attire comme un insecte se laisse piéger par la lumière et le temps passe sans que j'ai pu faire ce dont je rêvais !

Donc, les billets resteront en sommeil pour le moment, à quoi bon les bâcler pour ensuite regretter leur apparence inachevée... A plus tard dès que j'aurai trouvé le moyen d'arrêter les aiguilles de l'horloge !  

 

Le blues du dimanche soir se transforme parfois en blues du dimanche tout court ! (trop court) 

 

 

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Elections !

Festival de Romans
Recommandé par des Influenceurs
> http://www.festivalderomans.com/festival_de_romans/index.html

 

Bon, je me suis inscrite il y a déjà un moment sur le site du festival de romans ! catégorie "blog de vie" 

Juste histoire de faire mon intéressante parce qu'avec mes deux lecteurs et demi, je risque pas grand chose et surtout pas de gagner quoi que ce soit ! :)

 

Par contre, aujourd'hui il y a d'autres élections et bien plus importantes

Je suis nulle en politique, mais ce dont je suis convaincue c'est qu'il faut aller voter ! C'est pas original mais ça fait du bien de répéter que c'est un droit mais surtout un devoir civique.

 Je ne vous donnerai aucun conseil de vote pour tel ou tel parti, (surtout qu'à l'échelle des municipales je ne sois pas sûre que l'étiquette politique soit ce qui compte), j'en suis bien incapable et moi-même je ne suis pas sûre de suivre mes propres conseils mais s'il vous plaît, allez déposer votre bulletin dans l'urne !!!

 d'ailleurs, je vous laisse, je m'en vais... au bureau de vote !

 

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Rendez vous télévisuel

      Hier soir, c'était le spectacle des Enfoirés à la télé.

Je regarde vraiment rarement la télé, j'enregistre des films, je regarde parfois certaines émissions, mais la plupart du temps je préfère passer mes soirées à lire ou à surfer. L'ordi m'est bien plus indispensable que le téléviseur.

Pourtant, hier, je ne voulais pas rater THE rendez-vous annuel des enfoirés.


J'ai une oreille très peu musicale, j'admire et j'envie les gens qui font de la musique. Pour moi, c'est comme s'ils parlaient un langage particulier et je les imagine se retrouver et partager ceci ensemble. Je suis davantage attachée aux paroles des chansons qu'à la musique, c'est la raison pour laquelle je suis fan de chanteurs/chanteuses francophones, j'aime tout particulièrement les beaux textes, ceux qui racontent une petite histoire, qui décrivent un certain univers. Mes préférés : Bénabar, Linda Lemay. Plus jeune, j'adorais Julien Clerc, Michel Sardou, Nicolas Peyrac, Philippe Chatel, Daniel Balavoine. J'aime aussi Barbara, Jonasz, Souchon, Voulzy, etc...


J'aime les duos, les réinterprétations de chansons connues, comme dans « Taratata ».


Tout ça pour dire que la soirée des enfoirés, j'adore ! C'est peut-être naïf de ma part, mais je ressens une incroyable ambiance et entente entre eux, comme des retrouvailles annuelles, genre cousinade dans la maison de famille. Il y a les plaisantins qui font des blagues, ceux qui tentent de mettre un peu de sérieux dans l'affaire, les derniers arrivés qui se fondent vite dans la masse. Il n'y a pas de problème d'égo entre eux, du moins c'est ce qui apparaît à l'écran, ils acceptent de mettre des costumes parfois improbables, de prendre des poses parfois ridicules, comme si la seule chose qui comptait était d'être là et de chanter dans un but bien précis, au bénéfice de ceux qui ont besoin d'aide.


La nature humaine parfois décevante peut aussi se montrer sous son meilleur jour, en terme de solidarité, d'entraide et de sentiments !


Et puis, j'aime toute cette poudre aux yeux de beaux costumes, d'effets spéciaux, de jeux de lumière, les belles voix et les moins belles qui s'unissent, se répondent. L'émotion, les sourires, tout ça fait comme un joli feu de joie.


Bon, hier, je l'avoue, je n'ai pas regardé jusqu'au bout car trop fatiguée à un moment donné, mais bon, de toute façon j'avais trouvé le dvd en faisant mes courses alors j'aurai tout le loisir de voir et revoir ces beaux moments.


Qu'est ce que j'aimerais qu'un jour la caravane des enfoirés fasse escale à Nice...




 

 

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La peur


« La peur n'évite pas le danger ». Ce n'est pas de moi, c'est de je ne sais qui...


Même si c'est vrai et vérifiable, il est des peurs qui sont incontrôlables.

Caroline parle de sa peur de l'avion, là.



http://penseesderonde.mabulle.com/index.php/2008/02/29/122423-sur-la-route-de-memphis


Moi, c'est en voiture que j'ai peur. Parce que l'avion, comme le dit Gad Elmaleh, c'est tout de même « le moyen de transport le plus sûr ! » Alors que des voitures accidentées, on peut en voir tous les jours. Immanquablement, si l'on a un long trajet à faire, pour les vacances surtout, je ne peux chasser de mon esprit des images de carcasse de voiture compressée à la manière de César. Je trouve toujours que mon chéri roule trop vite et en même temps, il me tarde qu'on en finisse (du trajet, pas de la vie !)


Pour expliquer cette peur, il ne s'agit pas d'être fin psychologue, son origine remonte à nos divers accidents de la circulation. A chaque fois, nous n'étions pas responsables mais n'avons pu éviter :


  • la voiture qui roulait à vive allure dans un tunnel derrière nous, qui a cru que nos feux stop étaient simplement nos feux arrière, dont le chauffeur n'a donc pas freiné un seul instant et qui s'est encastré dans notre véhicule. Les enfants étaient à l'arrière, ont été réveillés en sursaut. Personne n'a été blessé grièvement heureusement, le conducteur de l'autre voiture a tapé la tête dans le pare-brise car il n'avait pas sa ceinture de sécurité, mais n'a même pas voulu appeler les secours. Bilan pour nous : des contusions mais surtout le coup du lapin pour moi qui laissera mes vertèbres douloureuses durant longtemps

  • le scooter qui montait la route qui mène chez nous, et que j'ai vu seulement lorsque j'ai aperçu en l'air la tête casquée de son conducteur qui allait atterrir sur mon pare-brise quelques secondes plus tard. Là encore, le jeune homme s'en est tiré avec quelques égratignures à la jambe alors que j'avais cru mort sitôt après l'impact. Il faisait seulement la course avec un copain...

  • la voiture de location qui a percuté ma voiture à l'arrière, alors que j'étais arrêtée à un feu rouge en troisième position. Il a créé un carambolage entre nos trois voitures, son air bag s'est déclenché, il s'agissait d'un touriste qui n'avait même pas vu qu'il y avait un feu. Bilan : notre voiture à la casse, re-coup du lapin, séances de kiné, etc...


J'ai bien sûr d'autres peurs, plus ou moins importantes, la pire étant celle qu'il arrive quelque chose de malheureux à ceux que j'aime. Mais je crois que la peur en voiture est la principale, je conduis quand même sur les petits trajets que je connais bien mais me passe aisément du volant que je laisse bien volontiers à qui le veut. C'est difficile pour moi de rester sereine aux côtés de Max avec qui on fait la conduite accompagnée. Les débuts ont été pour le moins cahotiques, à présent ça va mieux, je lui fais confiance, mais c'est aux autres que je ne fais pas confiance.

Dans notre région, il y a énormément de circulation, des routes sinueuses, de nombreux deux-roues dont les conducteurs sont plus ou moins raisonnables et expérimentés. Je ne peux m'empêcher de m'inquiéter si mon chéri tarde sans avoir prévenu et que je le sais sur la route, j'imagine forcément le pire et que le prochain coup de fil sera celui de la police ou de l'hôpital...



Peut-être est-ce aussi ma manière d'exorciser le danger que d'imaginer le pire, peut-être qu'en le mettant en scène, je me dis que ça n'arrivera pas...

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Comment être une assez bonne mère

La suite de l'article d'hier, c'est qu'en même temps, je crois que je n'arriverai pas bien à être tout le temps à la maison, et donc à l'école à l'heure des mamans. Je les admire, ces mères parfaites et admirables pour qui cela semble évident. J'ai besoin de souffler aussi et je crois qu'être là tout le temps et à disposition me pèserait trop. Je l'ai vécu quand parfois mon congé maternité s'est étiré, je finis immanquablement par tourner en rond, broyer du noir et ne pas me supporter.


Et puis aussi lorsque ça devient habituel, lorsque ça va de soi ça a l'air de ne plus compter.


Zut, mes mots sont maladroits, loin de moi l'idée de stigmatiser les mères au foyer. Ce que je veux seulement dire, c'est que ça ne me convient pas. J'ai besoin d'alternance, de travailler, j'en apprécie d'autant plus les fois où je peux être là dans des moments inhabituels. Et puis, je suis à temps partiel et j'adore les mercredis qui sont un moment plus paisible pour nous tous. Même si leur horaire est émaillé d'activités, de transport de l'un ou de l'autre, on a plus de temps, on peut s'autoriser des flâneries, on se fait des menus du mercredi dans lesquels entrent des aliments que Monsieur papa n'aime pas !


En bref, je suis pétrie de contradictions, tout comme chacun l'est...

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L'heure des mamans

L'heure des mamans



Je ne suis jamais, à quelques rares exceptions près, à la sortie de l'école à « l'heure des mamans ». Longtemps, je m'en suis voulue, culpabilité quand tu nous tiens, une fois de plus !

Mais bon, à cette heure là, il me reste encore un moment à travailler, alors c'est une amie qui récupère Fabien, elle l'amène avec son fils au conservatoire, ou jouer chez elle selon les jours. Il y a aussi un jour de la semaine où c'est son grand frère qui va chercher Fabien.


Tout ça pour dire que ce soir, j'étais contente de lui faire la surprise d'être là, et que j'étais contente aussi qu'il trouve la surprise agréable. Son petit air tout étonné en me découvrant en bas de l'escalier, dans la cour. On est remontés à la maison, on n'a rien fait de spécial, mais j'ai eu l'impression que la soirée durait longtemps, longtemps comparée à celles de d'habitude !


J'en profite pour rendre hommage à celle qui l'élève presque autant que nous. Il s'agit de Claire, la femme de son parrain. Elle est aussi la marraine de Maxime. Nous étions enceintes en même temps, chacune de notre petit troisième, on devait accoucher à quinze jours d'intervalle, comme je suis toujours pressée, Fabien est arrivé quelques semaines de plus avant Rémi.


J'adore une photo où Claire tient Fabien dans ses bras, ou plutôt presque allongé sur son gros ventre, et donc sur son futur copain et alter-ego. D'aussi loin qu'ils ont des souvenirs, ils sont peuplés l'un de l'autre, on en a des tonnes de photos, les deux poussettes côte à côte, idem pour leurs sièges transats, des courses de biberon, leur premier mc do, leur premier tricycle, les anniversaires, etc...


Claire est plus disponible que moi, car travaillant seulement le matin. Fabien déjeune chez elle deux fois par semaine, le lundi elle le dépose au conservatoire pour son cours de clarinette, le mardi les deux compères sont au cours d'orchestre ensemble, etc !


A Toussaint, Fabien est parti en vacances avec eux chez les fameux ch'tis, ceux dont tout le monde parle grâce à Dany Boom, et il s'est senti comme un poisson dans l'eau, intégré dans cette deuxième famille qui est la sienne.


Rémi vient parfois aussi dormir, manger ou jouer, mais moins souvent car nous sommes si peu à la maison comparé à sa maman et puis il est plus timide, ou en tout cas plus attaché à son propre foyer !


Une « copine » m'avait dit un jour fort gentiment que mes enfants ne devaient pas être si heureux ici puisqu'ils étaient si contents de partir en colonie ou d'être chez les copains ou copines... Bien sûr, cette réflexion m'avait blessée. Mais ce que je crois à présent, c'est que j'ai été si étouffée enfant, que j'ai tenté de toutes mes forces de les rendre les plus autonomes et indépendants que possible. Et s'ils partent, c'est toujours aussi pour mieux revenir et savourer le retour au bercail...

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Envie de mordre parfois...

Des tensions accumulées au long de la journée,

des réponses qui ne viennent pas,

des déceptions,

un manque d'attention,

l'impression comme Atlas de porter le monde sur le dos,

la tête occupée par tous les détails insignifiants mais qu'il ne faut pas oublier parce qu'ils sont garants d'un minimum d'organisation,

poser des questions, mais devoir relancer sans cesse et sans cesse

le désordre dans ma tête, et le désordre dans l'appart,

les activités des uns et des autres qui se percutent dans le même espace temporel et qui nécessiteraient un don d'ubiquité que je n'ai pas, alors il faut prévoir, organiser, planifier, demander service

crouler sous tout ceci, alors avoir envie de mordre, de crier, d'incendier même si ce ne sont pas les bonnes personnes qui sont présentes, même si ce ne sont pas elles les fautives, alors se taire

et puis l'instant d'après ressentir un épuisement total,

fuir dans le sommeil

cauchemarder


le réveil sonne

et la course reprend...


rêver de fuir pour de bon

et finalement reprendre courage et espoir

occuper ses mains et laisser son esprit vagabonder, ses doigts courir sur le clavier

ne pas regarder l'heure,

enfin un moment rien qu'à soi

 

Edit : ne vous inquiétez (comme disait Fab petit alors que justement dans ces cas là il y avait tout lieu de s'inquiéter)... ça ne va pas si mal que ce post pourrait le faire penser, mais j'avais besoin  de défoulement... :)  

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Mangez-moi !

 

Auteur Agnès Desarthe
Editeur Points
Date de parution 23/08/2007
Collection Points
Format 11 cm x 18 cm
ISBN 2757805185
Illustration Pas d'illustrations
Nombre de pages 288

 

Un joli livre pour tous les gourmands, c'est l'histoire d'une femme qui a une vie un peu hors-normes. Son parcours nous est peu à peu dévoilé et on a envie de mieux la connaître.

Elle ouvre un restaurant qui n'est pas un restaurant classique, au sens où rien de ce qu'elle fait n'est classique.


C'est le prétexte à des descriptions culinaires qui mettent l'eau à la bouche mais pas seulement.


Je ne saurais trop en dire, je me contente de vous conseiller d'y goûter, ce livre est un véritable régal. Merci à Geneviève qui me l'a conseillé...

 

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Hier dimanche...

 

Je n'aime pas le ski, j'aime  bien la neige pour les jolis paysages qu'elle crée, je n'aime pas marcher, je ne suis pas sportive, et il faut qu'il fasse soleil pour que j'apprécie d'aller à la montagne.

Hier, ce fut une journée comme ça, toute faite de soleil, de neige, de sourires, de fous-rires, de fierté à voir mon petit bonhomme se débrouiller sur ses skis, à voir les grands s'amuser chacun à son rythme, à paresser sur ma chaise longue exposée au soleil, à lire les dernières pages d'un livre que je vous recommanderai bientôt, à boire un capuccino tel qu'on n'en trouve qu'en Italie.

C'est un tout petit billet, juste pour vous rassurer, et vous dire que les petites voix me laissent parfois tranquille.

Et comme le grand air, ça saoûle et ça fatigue, aujourd'hui c'était difficile de se lever et d'aller travailler. Alors, dodo tôt ! :)

 

 

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Coupable

La culpabilité, bien souvent, m'écrase. Elle me gâche les meilleurs moments. Une petite voix insidieuse me susurre à l'oreille que je ne mérite pas ces bonheurs là.
Ou encore que je ne suis pas suffisamment parfaite, qu'il faudrait que je sois plus comme-ci ou davantage comme-ça, que je passe plus de temps au parc avec petit dernier, que je me préoccupe plus longtemps de ses devoirs, que j'arrête de surfer un peu. Que je ne suis pas là où il faut, au moment où il faut. 


La petite voix siffle à mon oreille telle un serpent venimeux que la vie est trop courte, que le temps passe trop vite et que je gâche le mien en efforts inutiles.


Ou alors elle me reproche tout ce que je ne fais pas , et justement le peu d'efforts dans tel ou tel domaine. Ma totale imperfection en tant que ménagère, mon absence de minutie et de patience qui m'interdit tous travaux d'aiguille ou délicats.


Je parcours certains blogs en me demandant si cette vie rêvée existe vraiment, des gens qui vivent ainsi, dans des maisons si parfaites, où chaque chose est à sa place, chaque chose y est utile, même si elle n'est que belle car son utilité réside dans son apparence. Et non comme chez moi, où trop d'objets s'accumulent et nous étouffent parfois.


Alors, je divague, la petite voix m'empêche de vivre, de faire les choses, me bride et me contraint. Bref, tout ce que je déteste. Et je finis par me détester aussi d'être ainsi, si imparfaite, si loin de ce que je voudrais être.


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