Des mots pour l'écrire...

Il ne se passe pas grand chose par ici...

A dire vrai, j'ai des idées de billets, mais toutes plus tristes les unes que les autres. Telles des papillons noirs qui volettent dans ma tete et m'obsèdent, elles tournent, tournent en rond

Et pourtant, faut bien continuer, tâcher de paraître gaie et d'oublier ce qui me tracasse. D'ailleurs, qu'est ce qui me tracasse ? eh bien tout et rien, les mêmes soucis permanents et omniprésents que d'habitude, le deuil de mes parents que je n'arrive pas à faire -je précise qu'ils sont vivants tous les deux mais que nous ne nous voyons plus pour résumer-.

 

Il y a toutes les questions que je me pose, sur la vie que l'on mène et qui ne me satisfait plus guère. Mais je ne sais plus où j'en suis, et ce que je veux vraiment. Alors, standby pour le moment.

 

Il n'y a pas tant de raisons que ça à ressentir cette désespérance. Pas de raison objective en tout cas, les miens vont bien, sont en bonne santé et on forme une tribu aimante. "J'ai tout pour être heureuse" comme dit la phrase consacrée, et pourtant... Pourtant, ça ne va pas, pourtant j'ai eu les larmes aux yeux pour rien toute la journée d'hier, pourtant je me sens souvent perdue et vulnérable, mais je donne le change. Les gens en général n'ont pas cette image de moi et ne savent rien de tout ça. Bien qu'entourée, je me sens souvent très seule.

Voilà, c'est aussi pour ça, la création de ce blog.

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Une pensée pour A.

Appelons le A. C'est un jeune garçon de 14 ans décédé jeudi soir dernier d'un accident de la circulation. Peut être est ce lui qui n'a pas vu la voiture, ou peut-être est-ce la voiture qui ne l'a pas vu.

Peu importe. Enfin, si, c'est important mais là n'est pas le sujet.

 

Je ne le connaissais pas personnellement, il était juste en cours de seconde langue avec ma fille. Mais sa mort me touche, cette pensée m'obsède. Je pense à mes propres enfants, je pense à ses parents, à ses proches, à ses amis. A l'injustice de tout ça, qui décide de quand et où et à quel âge ?

 

Comment peut-on survivre au départ de son propre enfant ?

Parfois, j'imagine le pire, peut être pour me prémunir qu'il survienne, justement.

Avoir un enfant, ou quelqu'un qu'on aime, c'est trembler éternellement. Mais il faut laisser vivre, ne pas étouffer, comme j'ai pu l'être. L'équilibre est difficile à trouver entre ces deux limites.

 

Bon, je sais, ce n'est pas gai, à la presque veille de Noël. Mais cette année, j'ai bien du mal à entrer dans l'esprit des fêtes... 

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Si je pouvais...

  • retrouver mon âme d'enfant,
  • croire encore au Père Noël,
  • combattre les injustices
  • avoir confiance en moi,
  • ne plus souffrir de la migraine,
  • avoir du temps,
  • voir mes complexes s'envoler,
  • consoler certains coeurs gros autour de moi,
  • savoir dire non,
  • etc...

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Les petits et grands bonheurs

Le pendant du précédent article, c'est tout ce qui fait du bien :

 

  • avoir un fils encore assez petit pour qu'il soit fan de moi
  • avoir des zados-rables malgré leurs mauvais côtés d'ados :)
  • fou-rire en famille autour de la table familiale, avec des jeux de mots que personne d'autre que nous ne comprendrait, ou qui ne feraient rire personne d'autre
  • les petites attentions que l'on reçoit parfois alors qu'on ne s'y attend pas
  • les macarons ladurée parfum "diva", "pain d'épices", "rose"
  • le chocolat
  • rester sous la couette alors qu'il pleut fort dehors
  • un bon livre qu'on dévore
  • un thé délicieusement parfumé
  • la lecture matinale du blog de caroline  : http://penseesderonde.mabulle.com
  • avoir les bras de mon chéri autour de moi et croire que rien ne peut nous arriver de mal
  • regarder quelque chose et en déceler le beau
  • le premier bain de mer de l'année
  • les illuminations de Noël

pfff, il y en a encore sûrement tant et tant , les listes sont forcément truffées d'oublis !

 

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Fichue migraine...

Elle me prend la tête si souvent, me gâche la vie, avec son martèlement obsédant de part et d'autre de mon front, sa rumeur pulsatile me vole la moitié de ma vie.

Elle a le don de me transformer en hyène prête à déchiqueter le premier passant qui osera émettre un son qui décuplera la douleur, ou bien elle me fait retourner à l'état de foetus pour qui le seul endroit envisageable sur cette terre est d'être roulée en boule sous la couette et dans le noir absolu.

Les causes en sont certainement multiples et identifiables, mais j'ai baissé les bras après de multiples investigations médicales. Tout et rien la convie dans ma boîte cranienne : des conditions météorologiques (pluie, vent) , les hormones, les contrariétés, la fatigue, etc...

Et puis, après quelques heures ou parfois jours de crise, lorsqu'elle disparaît, c'est comme une renaissance. Sans savoir pourquoi exactement, la vie me semble rose à nouveau, et je réalise que c'est parce qu'elle est partie... jusqu'à la prochaine fois.

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