Des mots pour l'écrire...

Envie de mordre parfois...

Des tensions accumulées au long de la journée,

des réponses qui ne viennent pas,

des déceptions,

un manque d'attention,

l'impression comme Atlas de porter le monde sur le dos,

la tête occupée par tous les détails insignifiants mais qu'il ne faut pas oublier parce qu'ils sont garants d'un minimum d'organisation,

poser des questions, mais devoir relancer sans cesse et sans cesse

le désordre dans ma tête, et le désordre dans l'appart,

les activités des uns et des autres qui se percutent dans le même espace temporel et qui nécessiteraient un don d'ubiquité que je n'ai pas, alors il faut prévoir, organiser, planifier, demander service

crouler sous tout ceci, alors avoir envie de mordre, de crier, d'incendier même si ce ne sont pas les bonnes personnes qui sont présentes, même si ce ne sont pas elles les fautives, alors se taire

et puis l'instant d'après ressentir un épuisement total,

fuir dans le sommeil

cauchemarder


le réveil sonne

et la course reprend...


rêver de fuir pour de bon

et finalement reprendre courage et espoir

occuper ses mains et laisser son esprit vagabonder, ses doigts courir sur le clavier

ne pas regarder l'heure,

enfin un moment rien qu'à soi

 

Edit : ne vous inquiétez (comme disait Fab petit alors que justement dans ces cas là il y avait tout lieu de s'inquiéter)... ça ne va pas si mal que ce post pourrait le faire penser, mais j'avais besoin  de défoulement... :)  

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Coupable

La culpabilité, bien souvent, m'écrase. Elle me gâche les meilleurs moments. Une petite voix insidieuse me susurre à l'oreille que je ne mérite pas ces bonheurs là.
Ou encore que je ne suis pas suffisamment parfaite, qu'il faudrait que je sois plus comme-ci ou davantage comme-ça, que je passe plus de temps au parc avec petit dernier, que je me préoccupe plus longtemps de ses devoirs, que j'arrête de surfer un peu. Que je ne suis pas là où il faut, au moment où il faut. 


La petite voix siffle à mon oreille telle un serpent venimeux que la vie est trop courte, que le temps passe trop vite et que je gâche le mien en efforts inutiles.


Ou alors elle me reproche tout ce que je ne fais pas , et justement le peu d'efforts dans tel ou tel domaine. Ma totale imperfection en tant que ménagère, mon absence de minutie et de patience qui m'interdit tous travaux d'aiguille ou délicats.


Je parcours certains blogs en me demandant si cette vie rêvée existe vraiment, des gens qui vivent ainsi, dans des maisons si parfaites, où chaque chose est à sa place, chaque chose y est utile, même si elle n'est que belle car son utilité réside dans son apparence. Et non comme chez moi, où trop d'objets s'accumulent et nous étouffent parfois.


Alors, je divague, la petite voix m'empêche de vivre, de faire les choses, me bride et me contraint. Bref, tout ce que je déteste. Et je finis par me détester aussi d'être ainsi, si imparfaite, si loin de ce que je voudrais être.


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Bouquet de plaisirs

 

Entre deux bouquets de fleurs, je vous offre celui-ci, composé de plaisirs minuscules qui peuplent mes jours de vacances cette semaine :


  • la complicité avec ma fille qui me confie ses amours naissantes pour lesquelles je me montre plus compréhensive que son papa

  • un petit moment nutella avec mon grand en allant le faire conduire un peu cet après-midi, passer par la station service y laver la voiture et passer l'aspirateur, mais trouver du plaisir à ce qui aurait pu être une corvée car faite ensemble, et seul à seule

  • me recoucher quelques instants le matin après que mari-chéri soit parti travailler pour lire quelques pages de mon livre actuel

  • prendre le temps d'écrire sur ce blog

  • hier, regarder un film tous les quatre tranquilles sur le canapé et que ça ressemble à une mini séance de ciné

  • ne pas courir sans arrêt

  • avoir le temps de cuisiner, d'imaginer des menus qui feront plaisir à chacun à tour de rôle, ou au même moment ;)

  • avoir des projets de sorties, d'escapades, de spectacles pour les deux mois à venir

  • se dire qu'ainsi j'aurai fait le plein d'énergie pour aborder la période difficile de mai-juin qui est toujours tellement surchargée et qui le sera tellement cette année encore

  • faire une partie de cartes avec l'un des garçons

  • pencher nos têtes au dessus de la même table et patouiller avec feutres, pinceaux et autres matériels qui traduiront notre imaginaire

  • accueillir à dormir pour faire plaisir à Fabien son meilleur ami, son presque siamois, fils de son parrain, et avec qui il est élevé en partie (je vous raconterai pourquoi un autre jour, c'est promis)

  • ponctuer cette semaine par une journée rien qu'à moi lundi, où je me promets de faire ce que j'aime, entre autres aller au cinéma, mais surtout rester seule, dans le silence et le calme que j'aime retrouver de temps en temps

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Tatie

C'est l'histoire de deux amies d'enfance. Elles devinrent jeunes filles, se marièrent, leurs maris devinrent amis, chacune eut un enfant unique, ces enfants grandirent ensemble, devinrent amis.

Amis au point que la fille demanda au garçon de devenir le parrain de sa fille unique. Ladite fille unique, c'est moi.

Ne vous inquiétez pas, je ne vais pas vous raconter toute mon enfance. Ca serait trop long pour ce soir, et pas toujours gai.

Mon parrain est quelqu'un qui compte beaucoup pour moi, sans doute plus que personne d'autre hormis ma tribu même. Il a perdu son père il y a quelques années, et puis sa femme aussi.

Mes grands parents (sur lesquels je reviendrais sûrement un autre jour) se sont éteints il y a déjà longtemps aussi.  C'est d'ailleurs aujourd'hui le seizième anniversaire de la disparition de ma grand-mère, disparition dont je ne me suis toujours pas remise malgré  le temps passé, qui paraît il adoucit tout...

Enfin bref, tout ça pour dire qu'un coup de fil m'a appris mercredi que tatie Yvonne s'est éteinte, "comme une bougie" selon les mots de mon parrain... Et ce décès me touche plus que je ne m'y attendais, pour le chagrin dans lequel je risque de trouver mon parrain chéri (quel que soit l'âge et même lorsqu'on a cru s'y être préparé, un décès est toujours un choc) et aussi parce qu'avec elle, c'est toute une époque qui se termine, une page qui se tourne, des témoignages qui ne seront jamais dits. Des souvenirs d'enfance, de Noëls, et de fêtes de famille. J'ai eu une famille singulière et fort dépeuplée,  dans laquelle cette branche annexe et non liée au sang tenait une place essentielle.

Pourtant, parfois, je lui en ai voulu d'être encore là alors que ma mamy n'était plus de ce monde depuis si longtemps.

Lundi, on fera la route pour être là, même si ça ne sert pas à grand-chose, sinon à être juste là et à témoigner ainsi de nos sentiments.  

 

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Dialogue

- lui : toi qui aimes tant écrire, pourquoi n'ouvres tu pas un blog ?

- moi : il existe déjà

- ah, et on peut lire ?

- ben... non

Au départ de ce blog, je n'ai rien dit à personne, juste laisser des traces, comme le petit poucet, çà et là sur la toile et des personnes plus attentives que d'autres ont suivi ces traces et m'ont lue. Je ne me suis pas présentée comme "Venise", signant uniquement sous le pseudo desmotspourlecrire. Mais le rapprochement a été fait, parce que je l'ai bien voulu aussi, signant des comms sur des blogs de "venise" et laissant l'adresse de ce blog.

Je voulais un espace secret, rien qu'à moi, où les gens qui me lisent ne me connaissent pas, et ne me découvrent pas à la lumière de ce qu'ils savent par ailleurs sur moi. Mais en même temps, l'anonymat total ne me satisfaisait sans doute pas, d'où ces traces, ces miettes.

C'est aussi pour cela sans doute qu'aujourd'hui, je lui ai donné les clefs (ou plus prosaïquement indiqué l'url).
Alors bienvenue sur ma bulle, mon chéri...

 

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les éclaircies ne durent jamais bien longtemps...

Gros coup de blues à nouveau. Des menaces qui se précisent, une pensée obsédante et une migraine lancinante... 2008 commence bien...

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Fin de week-end

Pour une fois, le blues du dimanche soir n'est pas trop là.
Le week-end a été très rempli, mais pas d'obligations. J'éprouve un sentiment de plénitude.
Samedi, on a couru les soldes avec ma fille, mais surtout ça a été l'occasion de se retrouver toutes les deux, entre filles, de parler à coeur ouvert, de choses et d'autres. Et au détour d'une conversation, elle m'a offert cette pépite :"mon enfance a été heureuse"... :) c'est quand même beau venant d'une adolescente, parfois rebelle, souvent câline et bien dans sa peau mais pour qui tout n'est pas toujours facile non plus.

 Alors, si c'est juste ça qu'elle doit retenir de son enfance (qui n'est tout de même pas tout à fait terminée, ni loin derrière elle ;) je trouve ça.... parce que la mienne, d'enfance, elle a été matériellement comblée, affectivement aussi par certains côtés mais je ne la qualifierai pas d'heureuse... 

 Et puis, aujourd'hui, des changements dans notre appart, juste des mouvements de meubles qui semblent tout changer et offrir un nouveau visage à notre nid.

Bref, j'suis contente et malgré la migraine, j'ai trouvé l'énergie de faire les choses.

Ca n'intéresse personne, mais j'avais envie de l'écrire ;).

 

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Grève de voeux... et de résolutions !

Cette année, c'est décidé, je n'écoute que mon coeur et fais fi des voeux de convenance. Je ne suis tout bonnement pas arrivée à faire autrement de toute façon !

Je n'ai donc offert mes meilleurs voeux qu'à ceux auxquels je tiens, ceux qui sont importants pour moi. Déjà là, un fameux coup de blues a fait que j'avais du mal à les formuler, comment souhaiter le meilleur alors qu'un pessimisme insistant empêche d'y croire ?

Mais un petit coin de ciel bleu a fait une percée parmi les nuages et m'a permis de souhaiter la bonané à ceux que j'aime. Par contre, pas eu la force, l'envie, le courage de faire les voeux "obligatoires", ceux qu'on prononce machinalement en face de collègues ou de gens qui ne vous sont rien du tout.
Et finalement, ça fait du bien :)

 

Pour les résolutions, tout pareil, je me sais fort peu capable de supporter les contraintes et les frustrations alors à quoi bon me promettre de maigrir ou de faire des efforts sur tel ou tel point faible ? Surtout que je sais que je ne tiendrai pas lesdites résolutions et que ça me culpabilisera encore plus. Alors la seule chose que je me souhaite pour 2008, c'est plus de légéreté...

PS : les voeux qui vous étaient adressés étaient sincères, à vous qui lisez ces mots de temps en temps, et y répondez parfois...

 

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la parenthèse se referme

Voilà, demain c'est l'heure de la rentrée, à l'inévitable blues du dimanche soir, s'ajoute celui des vacances qui se terminent.

Cette période des fêtes, que j'appréhendais, s'est plutôt mieux déroulée que je ne l'espérais.

On a eu de bons moments, des moments de partage, de rires, de jeux, d'oubli des soucis. On s'est retrouvés, tous ensemble et c'était le principal.

Demain, chacun reprendra le chemin de son activité mais avec dans le coeur une petite flamme d'amour...

 

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Si peu présente...

Je me sens si peu présente à ma vie. J'éprouve des sensations de vide, d'absence. Je suis comme en hibernation prolongée. J'attends... mais quoi exactement ?

Des questions tournent qui ne trouvent pas réponse, elles restent même parfois informulées peut être parce que les réponses sont là et que je ne veux pas les voir.

Il y a des choses sur lesquelles je pourrais agir, que je pourrais changer, mais des éléments extérieurs me contraignent à l'immobilisme.

La vie est trop courte et je me dis que je la gaspille. Mais tout ça sans finalement savoir ce que je veux exactement.

A trop s'oublier, on se perd. Alors parfois, je m'évertue à faire bouger tout ça, et puis le plus souvent, j'abandonne et me résigne.

 L'impression aussi que tout va de mal en pis mais me demander si c'est moi qui vois les choses ainsi. Avoir honte de me plaindre alors que d'autres ont de "vrais" soucis bien plus préoccupants et réels. 

 Et pourtant... 2007 s'achève, 2008 va débuter et ce n'est pas teinté d'espoir.  

Une fois de plus, une note bien pessimiste... 

 Edit du 31/12/07 : quelques réponses ont surgi, des paroles rassurantes qui font que je me sens un peu plus légère... :) passez un bon réveillon, on se retrouve l'an prochain !

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