Des mots pour l'écrire...

j'veux pas qu'tu t'en ailles

gros coup de blues ce soir

 

 

Fabien est en route pour son lieu de vacances: une colonie à Quiberon, au programme poney et surf

 

Elise part demain à Londres  avec sa meilleure amie

 

Je devrais être rodée, ça fait des années et des années qu'ils partent, eh bien non au fil des ans, je trouve que c'est de pire en pire. Lorsqu'ils étaient plus petits, je me trouvais mauvaise mère, je pensais qu'ils seraient mieux loin de moi, je voyais tout le côté positif de leurs vacances à eux

 

A présent qu'ils grandissent, je trouve que les dangers grandissent avec eux, mes angoisses sont différentes. Et comment ne pas fondre devant les pleurs de mon petit homme qui hier soir dans son lit ne voulait plus partir. Ce matin, il est monté dans le train le sourire aux lèvres et rasséréné, tandis que je donnais le change comme je le pouvais.

Et pourtant je continue de penser qu'il est mieux qu'ils soient autonomes, qu'ils vivent leur vie, mais c'est aussi comme si une part de moi se brisait en morceaux, comme si on m'arrachait un bout de coeur, d'âme.  Surtout ne pas penser que je ne pourrai durant trois semaines sentir l'odeur de ses cheveux, ou serrer ma fille dans mes bras. Je n'ai jamais voulu être une mère possessive, moi qui ai été étouffée jusqu'à l'enfermement par la mienne qui vivait à travers moi. Alors, je serre les dents et je ne leur montre rien de tout ça, mais je vais guetter obsessionnellement le moindre signe venant d'eux, une lettre, un mail, un coup de fil. 

 Je ne peux par moments m'empêcher d'imaginer le pire, le coup de fil qui l'annonce, le fait divers, ou l'accident. Sans doute que je crois qu'évoquer ça l'empechera de survenir, pourvu que j'ai raison, pourvu qu'ils reviennent intacts, grandis et plus forts de ces moments loin d'ici, la tête emplie de souvenirs où je n'aurai pas de place.

Mes larmes coulent tandis que j'écris ce post, mais ça va déjà mieux d'avoir exprimé ces émotions contradictoires.

 

 

Vos commentaires

1 Le Samedi 12 Juillet 2008 à 09:12 GMT+2, par souslesmots

j'ai le fils de mon ami qui est parti l'année dernière 4 semaines en stage en espagne. Il est grand hein, et ce n'est pas le mien (biologiquement disons) mais j'ai passé les 4 semaines à compter les jours et regarder les infos du coin. Si je ne m'étais pas retenue je l'aurai accompagné ;)

Tu as raison de l'écrire, dire c'est déjà mettre un peu de distance et de soulagement..

Je crois que l'amour passe aussi par là..l'important étant de ne pas leur transmettre nos craintes..


ps: tient moi aussi j'ai vécu au couvent :))

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