

Vous aurez certainement remarqué tout comme moi que c'est bientôt la Saint Valentin ! J'en ai assez de tous ces mails publicitaires dans ma boîte aux lettres, de toutes ces affiches qui nous rappellent qu'il faut se faire des cadeaux pour se dire qu'on s'aime.
En fait, je n'ai jamais trop aimé la saint valentin, lui préférant notre date à nous, celle de notre premier baiser...
Quand on s'aime, c'est tous les jours, et pas un jour par an, imposé de surcroît !
Comme dans la chanson de Bénabar, mon amour, je l'aime tous les jours, je préfère voir nos deux noms accolés sur la boîte aux lettres (quoiqu'on ait le même, étant mariés) que gravés dans l'écorce d'un chêne, je l'aime quand je le vois m'attendre le soir après le travail sur son scoot, je l'aime quand il fait mon thé tous les matins, je l'aime dans des tas d'autres circonstances bien plus intimes, et irracontables, je l'aime quand je me niche dans son cou et que je respire son eau de toilette qui mêlée à l'essence de sa peau compose une fragrance unique, je l'aime quand il me sourit et me regarde comme lui seul sait le faire, je l'aime même quand il m'énerve ou que ses petits travers m'agacent, je l'aime quand je le reconnais de loin à travers la foule à sa manière unique de pencher la tête en marchant.
Par dessus tout, j'aime que l'on se réveille côte à côte et que chaque matin ce soit l'un sur l'autre que se posent nos regards.
Et c'est avec lui et avec nul autre que j'ai envie de vieillir, que j'ai envie de faire des projets, de visualiser l'avenir et ce qu'il sera quand les enfants auront quitté la maison.
Avec lui aussi qu'à la fin de la semaine je m'envolerai vers ma ville chérie, ça peut sembler bateau (lol le jeu de mots) d'aller à Venise pour la Saint Valentin, mais c'était la seule date possible vis à vis des congés, des vacances scolaires etc... Voyage dont je rêve depuis des années, pour ne pas dire des décennies et qui va enfin se réaliser.
Avant hier, c'était la fête, hier un peu moins :
- le copain de ma fille s'est fait voler son portable juste devant le lycée agressé par deux types qui l'ont agressé,
- Max est rentré du ski, tout content de sa formation, mais après une chute et une sacrée douleur à la jambe. J'attends qu'il se réveille pour savoir si on va aux urgences, d'autant qu'il doit re-skier ce week-end pour terminer sa formation
- Des virus sympas qui traînent, une gastro pas tout à fait déclarée mais pas loin
- En nombre restreint au travail pour la raison qui précède, à peu près les pires em.... qui me sont tombées dessus hier
- la migraine qui bien sûr ne voulait pas louper l'occasion et donc se réinstalle
- une liste de corvées longue comme le bras, l'impression que la liste ne fait que s'allonger et ne diminue jamais quels que soient les efforts fournis
- la déception de ne pouvoir aller au concert des enfoirés qui se déroule tout près pour la première fois. ça fait des années que je me promets que s'ils viennent ici, j'y cours et puis là impossible !
- le temps gris, le froid
Ce billet ressemble fort à celui qui précède et explique mon besoin d'hiberner...

Les hivers par ici ne sont pas rudes, et pourtant j'hiberne. Je n'ai qu'une envie, m'enfouir sous la couette et ne plus en bouger. Rester là, tapie, protégée, au chaud et loin des contraintes et de la dureté du monde extérieur.
Les jours passent, les semaines défilent, ensevelis sous les journées passer à travailler dans le stress, la course perpétuelle, l'envie de bien faire et le sentiment de ne pas y parvenir. Loin de ce que je voudrais être, je m'aigris, et le pessimisme prend le dessus.
Les enfants sont parfois pénibles ou tout simplement ils ne font pas comme on le voudrait, et la maison n'est plus un havre de paix mais le terrain de disputes et d'incompréhension.
Les rares moments de disponibilité ne laissent même pas la place à des choses agréables, par manque d'envie, par fatigue, par découragement. Le temps passé sur l'ordi l'est à des choses futiles, promenade de blog et en blog, jeux sans que j'arrive à répondre aux mails, alors que pourtant certaines correspondances me sont particulièrement essentielles...
Le voyage à Venise approche et je l'appréhende parfois autant que je suis impatiente d'y être. Peur d'être déçue, peur qu'il y ait des contretemps, des contrariétés. C'est parfois ma manière d'anticiper les problèmes que de tous les envisager, une sorte d'exutoire comme si ce que j'avais exprimé ne pouvait survenir. Malheureusement, le passé a prouvé que ce n'est pas le cas...
Je déteste toujours autant les dimanches soirs.
Demain, j'irai travailler avec une certaine nostalgie supplémentaire, une collègue que j'aimais beaucoup a terminé jeudi soir.
Durant ces vacances, la tribu (parfois seulement certains membres) a :
- visionné la trilogie du seigneur des anneaux,
- regardé les derniers épisodes de la saison 5 de Grey's Anatomy,
- loué "la première étoile" et "confessions d'une accro du shopping"
- vu au ciné : "avatar" et "Loup"
- mangé une fondue au chocolat
- joué au Trivial pursuit
- joué à Farmville
- fait des tas de grasses matinées,
- brunché et sauté le déjeuner
- mail arté un peu,
- baladé,
- cuisiné,
- rigolé,
- bouquiné (max a avalé d'une traite ou presque le premier tome de l'assassin du roi, j'ai lu "le mec de la tombe d'à côté" et "Pas de Noël cette année", Elise devait lire Ruy Blas pour le lycée, et Fabien avait aussi un livre à lire pour le collège)
- vu des amis,
- préparé un exposé sur Périclès
- reçu du courrier, des factures, des bulletins de notes
- évadé à Venise sur le blog de Lorenzo : http://tramezzinimag.blogspot.com
- envoyé des cartes de voeux virtuelles ou pas
- reçu et envoyé des textos de voeux
- mangé du chocolat,
- bu du champagne,
- dormi... ou pas,
- rattrapé son retard de lecture de telerama,
- fait des courses,
- archivé des mois et des mois de paperasses qui traînaient
- été enrhumé,
- toussé,
- eu des crises de migraine
- trouvé qu'il faisait chaud pour la saison,
- chaussé les skis pour la première fois de la saison.
C'était bien...
Nous n'avons jamais aimé sortir dans les lieux publics pour le réveillon. Nous le passons donc quasiment toujours de la même manière depuis des années.
Quelques semaines à l'avance, nous nous concertons avec une famille d'amis très proches pour imaginer le menu. Nous nous répartissons les emplettes. On tâche d'être en congés le 31 car la préparation commence dès l'après-midi.
Le plus souvent, nous allons chez eux, dans l'arrière-pays. Je suis à chaque fois surprise par le volume à emporter, on dirait qu'on déménage.
L'après-midi donc, on cuisine dans la joie et la bonne humeur. Ce sont des gourmets et gourmands et fins cuisiniers, on échange nos petits trucs, on apprend les uns des autres et on s'amuse beaucoup !
L'apéritif est en général une soupe de champagne (mélange de champagne, cointreau, jus de citron, sucre de canne).
Après, on dîne et ça se termine par des jeux ou de la musique. Cette fois, on a inauguré un concept nouveau et sympa pour la musique : chacun mettait sur music me à tour de rôle un morceau qu'il aime, c'était l'occasion de découvertes étonnantes.
On se couche fort tard pour ne pas dire fort tôt (le matin).
Bien sûr, le lever est tardif aussi, et on enchaîne par un méga brunch (oeufs au bacon, muffins, et autres délices salés ou sucrés).
Le reste de la journée se passe à comater, jouer, (parties endiablées de trivial pursuit ou de jeu du dictionnaire devant une belle flambée dans la cheminée) rire et rire encore. Sans oublier de dîner !!
Ce sont des moments tels que je les aime, emplis uniquement d'amitié, d'amour, de joie et de gourmandise...
Chaque année, depuis maintenant dix ans, existe la NO FINISH LINE. Durant huit jours, se déroule cette sorte de course sans fin, ouverte aux marcheurs ou aux coureurs. Ils sont munis d'une puce électronique comptabilisant les kms parcourus, et pour chacun de ces kms, des sociétés sponsors versent un euro (cette année 1,10 €) afin que soient opérés des enfants ou afin d'aider des enfants défavorisés.http://www.nofinishline.com/nfl2009.htm
Faute de temps et surtout à cause de mes fichus complexes au sujet de ma non sportivité entre autres, je n'y avais jamais participé jusqu'à cette année. Et puis, finalement, je me suis inscrite via la société ou je travaille, avec mon plus jeune fils, tandis que mon mari et mon aîné couraient dans l'équipe de la société où travaille mon cher et tendre.
Je me suis prise au jeu et j'ai aimé marcher dans l'atmosphère particulière régnant sur le parcours. Il y a les purs et durs, ceux qui courent des centaines de kilomètres en tout durant la semaine, et puis il y a des promeneurs du dimanche, des familles entières, certaines avec poussettes ou trottinettes. Il y a ce participant aveugle, cet autre en fauteuil roulant, des gens qui promènent leur chien, (ou que leur chien promène). Il y en a qu'on ne peut que remarquer : ce type sur ses échasses qui semble littéralement voler, il se déhanche à près de deux mètres du sol, et son déplacement ressemble à une danse.
Il y a cet autre homme, qui m'intrigue, son regard semble habité, sauf les derniers jours où je l'ai vu fermer les yeux tout en continuant à avancer.
Comme toujours, il y a des indisciplinés, ceux qui ne respectent pas le "couloir" des marcheurs et qui gênent les coureurs qui ont du mal à tenir leur rythme de course. Il y a les tricheurs, ceux qui dès qu'ils le peuvent coupent sur le parcours, évitant ainsi de parcourir un certain nombre de mètres.
J'ai un peu compris à travers cette expérience le goût que l'on pouvait avoir pour la course, le dépassement de soi, l'envie de repousser ses propres limites (je vous rassure, je n'ai pas attrapé le virus quand même !) mais cela m'a permis de mieux comprendre mon amie qui fait des marathons. Parce que jusqu'ici, la seule phrase qui me venait à ses récits était tirée d'un sketch de Gad Elmaleh "mais pourquoi tu fais çaaaaaaaaaaaa ?????????!!!!!!!!!!!!"
J'ai aimé ces moments de marche, partagés avec Fabien, en discutant, en commentant ce que l'on observait, ou parfois en ne disant pas grand chose, mais en savourant juste le bonheur d'être côte à côte.
Bref, l'an prochain, je m'inscrirai à nouveau et j'essaierai de dépasser mon propre record (un peu plus de vingt km) oui je sais ce n'est pas grand chose !
On peut se blottir dans de grands gilets en laine toute douce
On a des envies de chocolat chaud fumant, avec juste une pointe de quatre épices pour se donner l'impression d'arpenter un marché de Noël, et on mange avec des tartines beurrées qu'on y trempe
Le matin, il fait si bon sous la couette qu'on voudrait ne jamais se lever
La grisaille à l'extérieur nous donne un alibi pour rester lové dans un fauteuil à lire un bon bouquin
On a envie de renouveler sa garde-robe, on se trouve des excuses avec les températures qui rafraîchissent
C'est aussi la saison où il y a la foire attractions, on n'a pas très chaud, mais on a le rose aux joues de la joie des enfants lorsqu'ils sont sur les manèges et qu'ils ont par exemple gagner au combat spatial
Par besoin de vitamine C et par goût, on mange un nombre incalculable de mandarines, et avant ça il y a le plaisir de les cueillir sur l'arbre, ce qui diffuse leur odeur caractéristique dès qu'on remue les feuilles du mandarinier
Ca va être le moment de cuisiner à nouveau les plats mijotés abandonnés durant l'été
Il y a la perspective de Noël qui se profile

Il y a quelques fleurs de mes couleurs favorites pour égayer le passage à l'heure d'hiver et l'arrivée proche du mois de novembre, le plus cafardeux de tous les mois selon moi.
Je vous offre ces quelques images prises alors qu'il fait encore assez chaud pour qu'on ait pu déjeuner dehors à midi.
Bonne nouvelle : les mandarines commencent à prendre une teinte sympathique et chaleureuse !
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